En matière de défiscalisation, la réduction
d'impôt, le crédit d'impôt et la déduction des
revenus ont un impact différent sur la note à régler
au fisc. Ainsi, pour une personne imposée dans une
tranche de 40 %, une réduction d'impôt de 25% est
moins intéressante qu'une déduction des revenus. En
revanche, un investissement pour contribuable imposé à 14% obtiendra un
gain d'impôt plus conséquent avec une réduction
d'impôt de 25% qu'avec une déduction des revenus.
Voici les détails de chacun des mécanismes, ainsi
que tous les nouveaux projets ZRR.
Les réductions sont généralement égales à un pourcentage (la plupart du temps 25%) des dépenses engagées. Un plafond des dépenses susceptibles d'être prises en compte est fixé. La réduction d'impôt s'impute sur la cotisation d'impôt, mais elle n'est pas remboursable si elle excède le montant de l'impôt dû.
Avantage fiscal : une réduction égale à 25% plafonnée à un montant de dépenses de 1.000 euros permettra un gain d'impôt de 250 euros, quelle que soit la tranche d'imposition du contribuable. En revanche, si l'impôt de ce contribuable est inférieur à 250 euros, il ne pourra pas récupérer la différence.
avantage fiscal immobilier : un crédit d'impôt égal à 15% permettra au contribuable ayant réalisé un investissement immobilier loi ZRR moyennant une dépense de 1.000 euros d'obtenir une baisse du taux d'imposition quitte à la transformer en créance sur le fisc de 150 euros. Si l'impôt de ce contribuable est de 100 euros, 50 euros lui seront remboursés.
Les déductions accordent un avantage fiscal d'autant plus élevé que le contribuable se trouve dans une tranche d'imposition forte.
impots immobilier : un contribuable dans la tranche de 40% qui déduit 1.000 euros de son revenu bénéficiera d'un gain d'impôt de 400 euros. Un autre contribuable situé dans une tranche de 14% ne bénéficiera que d'un gain d'impôt de 140 euros pour la même somme.
L'avantage fiscal obtenu n'est pas le seul critère devant être pris en compte pour choisir un placement ou un investissement : les investisseurs oublient trop souvent la contrainte d'un blocage de liquidités pendant de longues années, qui doit aussi être analysée avant de souscrire un placement.